Sur le net, en sécurité informatique, il est souvent mention de clés de chiffrement. Toutefois, il est relativement complexe de trier le pourquoi du comment de toutes les explications complexes disponibles sur les sites dédiés! Cet article va donc tenter de répondre à plusieurs questions : Quel est l’utilité d’avoir des clés de chiffrement / Quel type choisir / Des exemples concrets.
- Quel est l’utilité d’avoir des clés de chiffrement ?
Selon wikipedia,
Une clé *de chiffrement* est un paramètre utilisé en entrée d’une opération cryptographique (chiffrement, déchiffrement, scellement, signature numérique, vérification de signature).
En d’autres mots : c’est le paramètre donné par l’utilisateur qui va permettre de rendre le chiffrement unique. Unique dans le sens où il sera nécessaire d’avoir ce même paramètre pour pouvoir par la suite déchiffrer les donnés.
Il existe plusieurs méthodes de chiffrement. Les principales sont le chiffrement symétrique, et le chiffrement asymétrique.
Le chiffrement symétrique utilise la même clé pour chiffrer, que pour déchiffrer les donnés. Le chiffrement asymétrique quand à lui, dispose d’une clé pour chiffrer (clé privé) et une clé pour déchiffrer (clé publique). Ainsi, il est plus difficile, voir impossible de connaitre l’auteur réel d’un fichier quand celui ci est chiffré avec une méthode symétrique : tout le monde dispose de la clé permettant de réaliser les deux opérations. Le chiffrement asymétrique est donc une méthode plus sécurisé. Elle est donc à privilégier.
Le chiffrement des données est omniprésent, et permet surtout de répondre à deux problèmes : empêcher l’interception des données sur un réseau et vérifier l’identité d’un utilisateur.
- Quel type de clés asymétrique choisir ?
Actuellement, il existe plusieurs algorithme de chiffrement utilisés couramment, et donc plusieurs types de clés. Les deux plus utilisés sont les clés RSA et les clés DSA (je vous invite fortement à suivres ces deux liens si vous aimez les maths ou si tout simplement, vous voulez en savoir plus).
Dans les deux cas, les opérations à effectuer sont semblables :
- Générer les clés (privés et publiques).
- Signer le document (ou chiffrer le message).
- Vérifier le document (ou déchiffrer le message).
- Pourquoi choisir du RSA plutot que du DSA ?
Le choix est une question d’utilisation, mais surtout de performances. La sécurité, pour deux clés de même longueur (par exemple 1024bits) est la même.
Le DSA, est à la base, utilisé pour signer des documents (vérifier l’identité de l’émetteur). Il est donc peu optimisé dans le cas d’un chiffrement de donnés (empêcher l’interception par un tierce). Le RSA quant à lui est légèrement plus lent lors du chiffrement, mais nettement plus rapide lors du déchiffrement !
Il est possible (et recommandé) d’utiliser une paire de clés pour chiffrer ses communications et s’authentifier auprès d’un serveur OpenSSH. Cela permet une plus grande sécurité : une clé est plus difficile à obtenir qu’un mot de passe simple.
Lors de l’envoi de fichiers ou même de conversation par email, il est possible de signer les messages/fichiers avec OpenGPG pour garantir au destinataire que c’est bien vous qui les avez envoyé.